Heure sidérale / 10 mn / 2006

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RÉMY  YADAN

 







Dans le travail vidéo de Rémy Yadan, l’être comme touche dans l’univers, est constamment au cœur de ses images qui s’enlisent dans d’intimes marécages. Dans de subtiles  résonances mythologiques, la quête acculée et désespérée de ce ‘’voyage au bout du possible de l’homme’’  célèbre cette heure sidérale faite de précipices intimes et de rivages intérieurs.


L’heure sidérale s’incarne avec force  dans un ‘’temps rendu sensible au cœur’’.


                                                                                                                                                Marianne Derrien


 

La mer, éponge ruisselante de songe…

Dans Heure sidérale, topographie littorale, toute une liturgie terrestre et céleste est à l’œuvre. 

Un précipité de désir et de sensualité des bords de mer se dilue subtilement dans l’étrange.


Entre ciel et terre, les frontières sont dissolues dans cette ‘’ossature vigoureuse’’ des paysages maritimes. Une incessante dérive onirique enclenche tout l’essor poétique et  vitalise la rêverie prolongeant avec volupté le texte  Le beau ténébreux de Julien Gracq, déployant une incroyable atopie où il est impossible de ‘’délimiter les régions infernales et les régions paradisiaques’’.

Deux jeunes hommes à terre, sur le sable, s’enlacent, s’acharnent dans une incessante lutte et un incroyable jeu de l’être entre état de nudité et de supplication. De ces masses informes et de ces chutes de corps, d’insondables chiasmes corporels surgissent. Solaris empli de sensualité. Sonder les profondeurs de l’existence humaine, voilà le point névralgique de cette ‘’expérience intérieure’’.

Dans cette cosmographie humaine, toute une spectralité des corps est en jeu. Des rires d’enfants et des rêves constellent cet espace au-delà du temps. L’être en détresse s’englue dans ce monde de sable et de roches tout en subissant l’influence des astres.


Les ombres s’ébranlent et se rassemblent rythmant la pesanteur des corps. L’un de ces corps se dresse et se prosterne défiant majestueusement la Terre. Il s’agit de se laisser aller à la sidération et de défier le vide.

 

The sea, a sponge dripping of dreams...


Within Sidereal Hour, littoral topography, a whole ground and heavenly liturgy is at work.

A precipitate of desire and sensuality from the seasides is acutely diluted in the strongeness. 


Between heaven and earth, the borders are dissolved in this " vigourous skeleton " of the maritime

landscapes. A ceaseless dreamlike drift engages all the poetic development and vitalizes the

daydreaming prolonging with a sensual delight the Julien Gracq's text  Le Beau Ténébreux, displaying

an incredible atopie where it is impossible " to bound the infernal areas and the paradisiac areas ".

Two young men on the ground, on the beach, embrace, incensed in a ceaseless wrestling and

an incredible play of the being between a state of nudity and a state of plea. From these unformed

masses and these falls of body, fathomable physical chiasmuses appear. Solaris full of sensuality.

Sound the depthes of human existence, here is the main point of this " internal experiment ".


In this human cosmography, a whole spectrality of bodies is at stake. Children's laughter and dreams

dot this space beyond time. The being in distress is stuck in this world of sand and rocks while undergoing the influence of celestial bodies.

The shadows move off and gather, giving rhythm to the gravity of bodies.

One of these bodies raises and prosternate challenging majestically the Earth. It is about reaching

‘’sidération’’ and challenging the emptiness.


In Rémy Yadan’s video work, the human being as touch in the universe, is constantly at the heart of his

images which sink into intimate swamps. Trough subtle mythological echos, this forced and desperate

quest of this ‘’journey to the end man’s possible’’ is celebrating this Sidereal Hour, made of intimate

precipices and  inner shores. The Sidereal Hour in strangly embodied in a ‘’time made sensitive

to the heart’’.