RÉMY  YADAN

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Rémy Yadan est artiste plasticien vidéaste, performeur et metteur en scène, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Cergy.

Il vit et travaille à Paris et dans le Finistère. Il enseigne à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon. Ancien pensionnaire de l’Académie de France à Rome - Villa Médicis et ancien résident de la Cité Internationale des Arts à Paris, il devient Lauréat 2018/2019 des Résidences Sur Mesure de l’Institut français pour l’Iran. À son retour, Il réalise Ce qu’il reste de la nuit, un opéra performé programmé au théâtre de Vanves en novembre dernier.


Ses images vidéos questionnent et reconsidèrent souvent les limites de l'œuvre documentaire sur différents terrains. Son travail scénique, avec la participation de nombreux interprètes (acteurs, danseurs, chanteurs ...) est au croisement de la performance et de la chorégraphie.

En 2018, conçue spécifiquement dans l’installation immersive de Clément Cogitore au BAL à Paris, Rémy Yadan réalise À trois heures à droite, performance chorégraphique pour 10 interprètes, investissant l’ensemble des salles d’expositions. Il finalise en 2017 The Doom Toubadour, un film de 70mn sur la lutte contre le sida à travers le témoignagne de Didier Lestrade. Il sera présenté au MK2 Beaubourg, à la Cinémathèque de Bruxelles, au festival Des Images Aux Mots à Toulouse et plus récemment au CAC d’Alfortville en janvier 2020. En 2016, une exposition de ses vidéos et dessins, Faire des mondes, était présentée au Wooyang Art Museum et au centre d’art de Daegu en Corée du sud. En octobre, le Musée national Picasso-Paris a accueilli sa création avec 18 interprètes, L’Atrabile, dans le cadre de la YIA # 7. Il collabore avec Arielle Dombasle en 2015 sur un projet d’opéra, La Traviata, en qualité de chorégraphe-plasticien, présenté dans les châteaux de France dont la Cour d’Honneur des Invalides, le Domaine Départemental de Sceaux, le Château de Vincennes, de Fontainebleau, du Champ de Bataille, de Haroué et à la Cité de Carcassonne.


En 2012, il développe à la Villa Médicis son travail d’images et de mises en scène dont Movimento parallelo (dans le Grand Salon), Héraclès (au Palazzo Farnese, Ambassade de France en Italie), et Nihil obstat (au Teatro Valle Occupato) où il devient directeur artistique de Promessa, festival vidéo et chorégraphique. Il établit une collaboration entre la Villa Médicis et le Teatro Valle Occupato permettant d’y  programmer près de 25 artistes et d’initier la Villa Medici Occupata. Il sera également rapporteur du jury pour la sélection des candidats à Villa Médicis.

Dans le cadre du Festival Artdanthé 2014 et 2015 du Théâtre de Vanves, Rémy Yadan a été invité à présenter sa création Les Fumeurs Noirs (mêlant les textes de Michel Foucault et de Walt Whitman) après des résidences de recherche au Centre National de la Danse (CND) à Pantin et à la Ménagerie de Verre. Il a également été invité par Eternal Network à Tours à réaliser une création scénique Il est ici le bonheur, dans le cadre de la Nuit Européenne des Musées avec une exposition vidéo à Eternal Gallery intitulée Survivances.


Le Fonds National d'Art Contemporain fait l'acquisition en 2009 de Madres, (oeuvre vidéo sur les mères et les grand-mères de la Plaza de Mayo, grandes figures politiques et résistantes de la dictature argentine de 1976), réalisée lors de sa résidence à Buenos Aires (Lauréat  de l’Institut français  et de la Mairie de Paris). Une exposition personnelle de l’ensemble de ses vidéos Hora sideral y sera présentée au Centre Culturel Recoleta. Il obtient en 2008 une résidence d’un an à la Cité Internationale des Arts de Paris où il met en oeuvre 3 créations chorégraphiques dont Huitième de soupir. Un travail élaboré sur les hiérarchies protocolaires des représentations musicales. Ses vidéos sont projetées dans de nombreux festivals français et internationaux dont Paris (Coté Court) Bruxelles, Lisbonne, Lausanne, Turin, Madrid, Rome... Il a également réalisé deux films pour le chorégraphe Alain Buffard (Les Inconsolés et (Not) a love song), projetés à Vidéodanse au Centre Pompidou. 

Pendant plus de dix ans, il réalise Diaphora, une émission radiophonique mensuelle consacrée à l’art contemporain sur RCP 93.9 FM.

Il obtient la première mention du jury dans l’exposition de Mulhouse 004. Son parcours est également jalonné de séminaires de psychanalyse.

C’est en 2012 qu’il crée sa structure associative TAMM COAT présidée par François Barré, secondée par Catherine Strasser et Marianne Derrien.







Les croisements, les métissages font de beaux enfants. Rémy Yadan, jeune artiste français né d’un père juif tunisien et d’une mère bretonne en témoigne avec éclat. Héritier de cultures différentes et se nourrissant de leur confluence, il va à la rencontre, à la recherche du miracle d’une première rencontre. Celle-ci sans cesse renouvelée doit pour s’accomplir unir des êtres, enchanter les esprits et les corps, armer une représentation, cheminer sur des voies nouvelles, expérimenter. Rémy Yadan sait ordonner le texte et l’espace, le jeu des corps en mouvement et leur alliance en un spectacle aux résonances multiples en appelant à la fois à la théâtralité, aux arts plastiques, à la vidéo, à la chorégraphie, à la musique et à la fusion de ces écritures en une totalité. Parfois seul et d’autres fois porté par un collectif d’acteurs, hors de la scène ou sur scène dans l’engrenage savant d’une « représentation », à la fois créateur de spectacle vivant et plasticien, il lui faut pour exercer pleinement ce vaste magistère, disposer d’un cadre de travail à la mesure de son étendue et de ses spécificités. Il lui faut donc une association ; c’est et ce sera Tamm Coat.

                                                                                                                                                                                                        François Barré




Qu’il pratique la vidéo, la photographie ou la mise en scène, Rémy Yadan n’aime rien d’autre qu’ entrer en volupté. Avec lui les medium n’ont de cesse de se frotter, de désoccuper leur tâche traditionnelle, convoquer des délices. La transe, qui nous éloigne du théâtre ou plutôt de la théâtralité, apprécie le comique. On ne s’étonnera donc pas d’entendre Isidore Ducasse préciser par la voix et le corps d’un jeune homme sa conception de l’humanité. Comme un chapitre parmi d’autres. Le comique, loin de toute bienséance, guide les monstres. Toujours vif, il sait féconder les chairs comme les tombes. Un spectacle qui n’est pas hanté est sans intérêt, Jean Genet nous aura convaincu.

Dans les propositions de Rémy Yadan, nous acceptons tous les séismes, les convulsions qui roulent dans le secret des corps, des âmes, des cris, nous acceptons les entrées fracassantes comme les chants indiscrets orchestrés par une voix, la Voix, celle des bords, celle de l’amant, sensuelle, juive. Le théâtre, ici, est une maison ouverte. Sur la danse, ce triomphe aux dents de lait. Sur le son, les mâchoires n’y sont pour rien. Sur les corps, tu claques comme dans la vérité de l’amour.  Sur l’homme, jeune, entre deux caresses.  Sur la dépouille, cette jubilation à voir tout s’effondrer, ce tellement de plaisir, de peur, d’éblouissement. D’incapacité, de manque où se faufile le rire, de parties jouées même quand je grimpe sur le lit de mes morts tant aimés , de mes vivants désinvoltes, de mes herbes prisées, de ma pensée.

                                                                                                                                                            

                                                                                                                                                                                                        Pierre Giquel